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Nouveautés Thiers sur Thève

 
L'histoire de Thiers est liée non seulement à son passé seigneurial et au prieuré de Sainte-Geneviève du Mont, mais également à la seconde guerre mondiale. En effet des troupes allemandes (une centaine de réservistes) ont occupé le village d'octobre 1940 à avril 1941. Les Allemands exploitaient pour leurs propres besoins des bois d'œuvre en forêt d'Ermenonville.

Au cours de l'année 1943 le terrain touchant au bois Bourdon (au sud du village) a été homologué par le B.O.P (Bureau des opérations aériennes) de Londres en vue de futurs parachutages d'armes. Sa désignation codée était la suivante "Le cendrier est cassé ".

Un ouvrage destiné à cacher les armes à parachuter a été exécuté, en forêt cette même année, à proximité de Thiers par cinq hommes dont trois forestiers. L'entrée souterraine est encore visible.

Une vingtaine de soviétiques prisonniers évadés en France et récupérés par une organisation locale de la Résistance se sont regroupés en un maquis au mois de juillet 1944 dans la zone dite de la Tourbière (au sud du village).
 

ORIGINE DU NOM " THIERS SUR THEVE "

La chaussée gallo-romaine reliant Senlis à Paris passait par Thiers (Tertium). Il est vraisemblable que le nom de Thiers vienne de sa position à la 3° borne (ou 3° lieu) de cette chaussée venant de Senlis. Une lieue gauloise vaut 2,222 km, soit 6,666 km pour la distance Senlis- Thiers.

Le nom " Thève est issu d'une racine celtique ou prè-celtique " Tar " ( tranquille). Attesté dès 798, il devint " Tère " en 1146, " Thèva " en 1228, " Tèra " en 1317.

Afin d'éviter toute confusion avec d'autres localités portant la même dénomination, Thiers devint en 1936 Thiers-sur-Thève.


VESTIGES ARCHÉOLOGIQUES ET HISTORIQUES

LE CHATEAU :

C'est une construction féodale du 13° siècle. L'ensemble forme un carré d'environ soixante mètres de côté. L'enceinte en maçonnerie de grès de 1m80 d'épaisseur est cernée de neuf tours. Le front sur donnant sur la place était réservé aux bâtiments d'habitation et à la chapelle. Des fossés alimentés par la Thève assuraient la défense de la forteresse.

C'est Thibault de Beaumont époux de Jeanne Bouteiller qui le fit construite vers 1240-1250.

L'évêque de Beauvais Renault de Nanteuil le rachète en 1276. A sa mort il lègue ce fief du comté épiscopal à l'évêché de Beauvais. En 1307, Philippe IV le Bel, en lutte contre les Templiers les faits arrêtés. Treize d'entre eux sont retenus prisonniers dans le château. Sept non réconciliés seront conduits à Creil pour y être brûlés en 1311. Le 29 mai 1358, à la suite de la révolte dite de la " Jacquerie ", le château est incendié. En 1431, ce qu'il en restait est démantelé. N'apparaît plus dès-lors que ce que l'on voit actuellement ( exception faite du pignon sud-ouest démoli en 1870).

Le 10 octobre 1564 le château est vendu au connétable Anne de Montmorency qui fit poser de belles bornes armoriées aux limites de ses propriétés. Il en reste dix à Thiers.

En 1624 son petit-fils Henry II de Montmorency accorde les ruines du château en concession à l'un de ses gardes des bois à Etienne Chanterelle.

Au début du 18° siècle, le château fut vendu à un habitant de Thiers.

Les ruines de ce château-fort sont inscrites à l'inventaire des monuments historiques..
 

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LA CHAPELLE SAINTE-GENEVIEVE

La communauté de Sainte-Geneviève du Mont à Paris possédait au lieu-dit le Bû un prieuré. Au fil des années bois, terres et chapelle ont été dispersées. 
En 1698 les bois furent cédés à la maison de Condé, en 1732 le patrimoine restant fut acquis par un habitant du village.
En 1801 la chapelle fut transformée en grange puis arasée en 1838. De nos jours, ne reste visible de cette chapelle qu'un seul contre-fort nord-est.
 

 
L'EGLISE

Les paroisses titrées de Saint-Martin sont généralement antérieures au IX° siècle. Est-ce le cas de celle de Thiers ? Le premier curé mentionné est l'abbé André en 1216. Il dessert les deux églises de sa paroisse : Saint-Martin de Thiers et Saint-Pierre de Pontarmé.

Le prieuré du Bû existe déjà . Appartenant à la congrégation de Sainte-Geneviève du Mont à Paris, sa gestion est autonome.

En 1641 l'état de l'église est tel que des travaux sont indispensables. Une pierre d'angle avec inscription toujours visible est scellée à l'angle nord-est.

Le clerc de l'église tient le rôle de maître d'école jusqu'à la révolution et même un peu après.

En 1846 on procède à la réfection des cloches. Situé à l'origine à l'aplomb de la partie centrale ( entre la nef et chœur) comme en témoignent les contreforts latéraux, on construit pour l'installer une tour carrée, tour dont la base formera en quelque sorte la narthex de l'église. La paroisse de Thiers célèbre la Saint-Martin le 11 novembre ; c'est l'affaire des jeunes gens. Tandis qu'est fêtée, début janvier , la Sainte-Geneviève ; c'est l'affaire des jeunes filles.

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AERODROME

C'est sur la zone occupée de nos jours par le terrain de sport que fut crée en 1915 un aérodrome.
A l'origine école de pilotage, il devint base opérationnelle dés 1916. Les principales installations étaient les suivantes :
  · Huit hangars dits " Bessonneau " servant d'abris aux avions et répartis de la " Pislote " au " Trou de sable ".
  · Une dizaine de baraques de service (armement, transmissions, école etc.)
  · Un baraquement pour des prisonniers allemands travaillanr la base.
  · Un groupe électrogène pour fournir le camp en électricité.

Le lieu dit " Trou de sable " cerné aujourd'hui par la végétation formait en quelque sorte un mur où l'on avait installé des cibles pour l'entraînement des aviateurs au tir. Une intense activité régna sur l'aérodrome jusqu'au mois de juillet 1918 date à laquelle les escadrilles, suivant l'avance des troupes alliés, se déplacèrent vers des bases situées à proximité du front.

Thiers-sur-Thve le Trou de Sable

LE CAMPING

Avant d'être affecté aux sports, ce vaste terrain que l'on nomme aussi " Uzeller " accueillit en 1936, après les aviateurs, des campeurs. Mais à la suite d'incendies de forêt répétés, le camping sera interdit en 1948.


QUELQUES REPÉRES

La butte des Gens d'Armes

C'est le point culminant de la forêt (103m). De tous temps elle a servi de poste d'observation pour les militaires. La végétation constituée tout alentour de landes pauvres et de bruyères ne gênait pas l'observation.

Les "Bruyères de la Butte des Gens d'Armes " furent, en 1790, le cadeau de la Révolution Française à la commune de Thiers. Le duc d'Aumale racheta l'ensemble en 1784 et l'intégra à son vaste domaine forestier. Par testament daté de 1884 il céda à l'Institut de France la totalité de ses biens (château, collections, forêts).
  
 
La Fontaine du Gué

Elle est située en bordure de la rue du Gué. Le ru qui en est issu se jette rive gauche de la Thève.
  
 
La Fontaine Sainte-Geneviève

Située à quatre vingt mètres environ en amont du pont Chanterelle, le petit ru qu'elle aliment se jette dans la rive droite de la rivière.